Tassaft & At Eurbah.

28/10/2007 02:06 par tassaft

  • Tassaft & At Eurbah.

    Tassaft & At Eurbah.

    28/10/2007 02:06 par tassaft

                                Un grand merci pour la photo à Ali Ait Mohand

Entrevue avec HAREB Khelifa, Membre du Cercle Azar

18/10/2007 12:48 par tassaft

  • Entrevue avec HAREB Khelifa, Membre du Cercle Azar

    Entrevue avec HAREB Khelifa, Membre du Cercle Azar

    18/10/2007 12:48 par tassaft

Kabyle.com : Azul a khelifa, ansuf yissek ar Kabyle.com.

K.Hareb : Azul Fell-am a Tassadit, azul à tous les internautes fideles à Kabyle.com ainsi qu’à tous les Imazighens dans le monde entier.

Kabyle.com : Parlez-nous un peu de votre cercle de solidarité AZAR du Village de Tassaft Ouguemoune ?

K.Hareb : L’idée est née vers la fin de l’année 2005 et elle s’est concrétisée en 2006 , c’est une initiative prise avec des amis de mon village Tassaft avec qui je partage l’amour de notre Kabylie et qui sont pour la plupart à l’extérieur du pays soit en France ou au Canada et même aux USA .

Kabyle.com : Le mois de Juin dernier, vous avez honoré une lauréate du baccalauréat du Village de Tassaft lors d’une réception organisée en son honneur . C’est tout à votre honneur d’encourager et d’honorer nos étudiants, comment vous est venue cette idée ?

K.Hareb :L’objectif principal de notre cercle est d’apporter l’aide aux nécessiteux et aussi d’encourager et d’honorer les étudiants qui réussissent.

Pour l’année 2006/2007, Melle Ammour Tounsia (Fille de Abdellah) a été la méritante. Nous lui souhaitons une bonne continuation dans ses études. Nous lui avons offert un Micro-Ordinateur lors d’une réception organisée en son honneur et en l’honneur des autres bâcheliers. Cet évenement a été une réussite grâce aux efforts du groupe et grâce au travail de Lounis et Krimou qui ont la chance d’être sur place pour cette reconnaissance.

Je dois ajouter qu’il y aura beaucoup de surprises l’année prochaine car notre credo est que la solidarité commence par des actions qui peuvent susciter l’espoir d’une vie meilleure malgré le marasme social que vivent nos compatriotes au village.

Kabyle.com : Avez-vous beaucoup de membres dans votre cercle ?

K.Hareb : Plusieurs membres font partie de notre cercle et la condition exigée pour tous est de cotiser régulièrement.

Kabyle.com : En quoi consistent vos actions ?

K.Hareb : Notre cercle a beaucoup d’ambition et de projets mais cela néssecite aussi beaucoup de travail et de dévouement pour être concrétisés.

Pour celà, nous invitons tous les gens de Tassaft, jaloux de la réussite de leurs enfants, à participer à cette mission de grande envergure : Une cotisation symbolique de tout un chacun, serait la bienvenue afin que notre cercle puisse réussir ses projets.

Kabyle.com : Quel sont vos souhaits à travers cette expérience ?

K.Hareb : Je souhaite une longue vie à notre cercle et j’éspère que d’autres organisations fleurissent partout en Kabylie afin que notre mère-patrie puisse bénéficier de la richesse de ses enfants qui sont actuellement un peu partout dans le monde .

On peut parler réellement d’une vraie diaspora Kabyle, qui a réussi plus au moins que ce soit à l’interieur ou à l’éxterieur du pays , ce qui manque c’est un vrai feed-back.

Kabyle.com : Comment les gens peuvent-ils entrer en contact avec vous ?

K.Hareb : Nous avons crée un blog qui est géré par Arezki Ait-Ouahioune que nous remercions au passage :

http://kabylie.vip-blog.com/vip/article/3362524,Cercle-Solidarit%C3%A9-de-Tassaft—AZAR..html

Kabyle.com :Votre mot de la fin Khelifa ?

K.Hareb : Je remercie tous les membres du cercle "Azar" et Je remercie tous les gens qui croient à notre sincérité. Je profite de l’occasion pour rendre hommage à la femme Kabyle et j’ai à l’esprit le nom d’une combattante pendant la guerre de libération 54-62 Mme Terkia At-Hamuda.

J’aimerai pour terminer vous lire ce poème écrit par Bachir Hadj Ali en hommage à Rabah Oussidhoum du village de Darna (membre des brigades internationales, mort au champs d’honneur en Espagne par solidarité avec les républicains durant les années trente) :

Les raisins du Zejel sèchent sur les belvédères de Grenade
L’ acanthe des azuléjos verse sur le couchant des reflets amers
A regret nous fuyons Malaga derrière la cavalerie du zagal
Après un siège de cinq mois. Boabdil avait trahi.
Alfarez des Brigades, Rabah Oussidhoum, rêvait
Comme on va à la fontaine pour n’avoir jamais de rides
Son coeur a éclaté sur le coeur de Madrid
(...) Alger, septembre 1961 (p.31).

J’ai à rajouter celà : La beauté de la kabylie ne se fige pas à l’image de ses montagnes et ses rivières, mais elle réside dans cette histoire tumultueuse faite par ses enfants qui ont la tête haute sans relâche.

Kabyle.com : Tanemirt a khelifa.

http://tassaft.vip-blog.com/vip/categories/28108.html

Réalisée par T.Ould-Hamouda Le 14 Octobre 2007.

Source :http://www.kabyle.com/Entrevue-avec-HAREB-Khelifa-Membre,12554.html

Nostalgie oblige : Son village.

20/09/2007 05:48 par tassaft

  • Nostalgie oblige : Son village.

    Nostalgie oblige : Son village.

    20/09/2007 05:48 par tassaft

Son village, c’est ce qui reste à évoquer quand on a tout oublié.

Si loin, même si les conditions ne s’y prêtent guère, on a toujours envie d’aller le revoir.

Le temps d’un court séjour, pour se ressourcer, voir toutes les nouveautés et se recueillir sur les tombes de ceux qui nous ont quittés.

Le premier jour de notre arrivée, même dans les ténèbres de la nuit, ce sont tous les membres de la famille, grands et petits, proches et lointains, qui affluent.

Le lendemain, c’est au tour des voisins et amis de venir souhaiter la bienvenue.

Profiter de ces si belles journées qu’on ne retrouve pas ailleurs.

Première sortie, premier tour d’horizon, les rues et les venelles du village.

Aller à la rencontre de toutes ces maisonnettes proprettes et ardentes, gardant toujours un charme éblouissant.

Sortir dans les champs pour s’humecter le gosier d’eau minérale limpide sortie droit des entrailles de la terre.

S’engouffrer dans des pinèdes pour humer l’air pur qui nous manque tellement.

Monter haut sur la montagne, dominer les vallées et contempler les splendides paysages.

Voir toutes les roses sauvages et s’enivrer de leur parfum, de leurs agréables senteurs  chatouillant les narines.

Quoi que l’on dise, quoi que l’on pense, son village même s’il est laid, ne peut être perçu que comme le plus beau des villages au monde.

C’est pourquoi l’on considère que le Globe tourne autour de lui.

Par : Larbi Beddar

 Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=45594&ed=MTYxNA==

Tassaft Ouguemoune & ses environs

12/09/2007 02:05 par tassaft

  • Tassaft Ouguemoune & ses environs

    Tassaft Ouguemoune & ses environs

    12/09/2007 02:05 par tassaft

Vue de Aggarage,La mairie et Ait Erbah depuis Ath Slimane

Tassaft Ouguemoune & ses environs

12/09/2007 02:03 par tassaft

  • Tassaft Ouguemoune & ses environs

    Tassaft Ouguemoune & ses environs

    12/09/2007 02:03 par tassaft

Vue du Village de Tassaft depuis Thiviqest (Ath Ervah).

 

La kabylie

11/09/2007 16:59 par tassaft

  • La kabylie

    La kabylie

    11/09/2007 16:59 par tassaft

Régions : Quand l'eau potable vient à manquer à Iboudrarène

11/09/2007 16:37 par tassaft

  • Régions : Quand l'eau potable vient à manquer à Iboudrarène

    Régions : Quand l'eau potable vient à manquer à Iboudrarène

    11/09/2007 16:37 par tassaft

Les citoyens de la commune d’Iboudrarène, dans la daïra d’Ath-Yenni font face, à chaque période estivale, à une crise récurrente inhérente au manque crucial de ce précieux liquide qu’est l’eau potable. Qu’ils soient de Tassaft- Ouguemoune, d’Ath-Ali- Ouherzoune, d’Ighil- Bouammas, de Bouadnane, de Darna ou d’Ath-Arbah et d’Ath- Allaoua, les chefs de ménage se débrouillent comme ils le peuvent pour contourner cet impondérable qui pointe du nez tel une litanie à chaque saison des grandes chaleurs.

La raison en est que les citoyens de la commune sont alimentés en gravitaire et en totalité au même titre que leurs concitoyens des villages d’Ath- Daoud et d’Ath-Saâda, relevant de la commune limitrophe de Yattafen à partir d’une source sise au village d’Ath-Allaoua en pleine montagne, une source se montrant de plus en plus moins généreuse que par le passé. La démographie galopante qui n’est plus comme à la lointaine époque de la réalisation de ce réseau d’AEP est aussi pour beaucoup dans ce net déséquilibre entre l’offre et la demande. La solution, selon Kaci-Aïssa, le maire de la municipalité, réside dans l’inscription du projet d’exploitation toujours en gravitaire, de l’une ou la totalité des trois sources découvertes au lieudit Tiliounine, au cœur du Djurdjura, l’étude de prospection étant finalisée par une équipe de la Direction de wilaya de l’hydraulique.
Tafat K.

Le casse-tête du ramassage scolaire à Ath-Yenni
Autre casse-tête auquel l’exécutif municipal fait face, le tant problématique ramassage scolaire à telle enseigne que l’on appréhende beaucoup la toute prochaine rentrée des classes, comme à chaque période de l’année. Pour preuve, la commune qui doit assurer au quotidien le transport de près de 900 personnes entre collégiens scolarisés au collège Amara-Rachid, lycéens pensionnaires soit du lycée Hacène-Outaleb du chef-lieu de la daïra d’Ath-Yenni soit du lycée de Yattafen et stagiaires suivant des formations au sein de l’annexe de Yattafen- Centre, ne dispose en tout et pour tout que d’une maigre flotte composée de deux bus de type Sonacome 49V8 et un autre de type 100V8. Encore que, le plus souvent, ces bataillons d’élèves doivent se débrouiller pour contourner les répétitives pannes de ces “cercueils” ambulants comme on se plaît à les désigner pour avoir été réformés. Le P/APC de la localité déplore le fait que sa municipalité n’ait pas bénéficié de moyens de transport que ce soit de la part de la wilaya ou du ministère de la Solidarité et lance presque un cri de détresse pour réparer cette injustice.
T. K.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/08/14/article.php?sid=57355&cid=4

Groupe Thizmarin nath Yenni (kabylie)

11/09/2007 16:21 par tassaft

Surnommés les trois mousquetaires, ce groupe Kabyle est composé de trois artistes de talent : Salah LALIAM, Belaid GHAZLI et Malek DJOUZI... Musique folklorique Kabyle. Le "Thizmarin" vien du fin fond de la culture ancestrale kabyle. Elle fusionne parfaitement avec d'autres musique ou culture comme la musique Celtique, Bretonne ou Corse... C'est un régal! 

Provided By: thizmarin .

Source : http://www.youtube.com/watch?v=pHQziuKhcF8

Notre village Tassaft Ouguemoune & ses environs sur la carte

01/09/2007 05:06 par tassaft

  • Notre village Tassaft Ouguemoune & ses environs  sur la carte

    Notre village Tassaft Ouguemoune & ses environs sur la carte

    01/09/2007 05:06 par tassaft

PELERINAGE AU DJURDJURA

28/08/2007 03:10 par tassaft

  • PELERINAGE AU DJURDJURA

    PELERINAGE AU DJURDJURA

    28/08/2007 03:10 par tassaft

Tala N’Tazert croit en la transhumance

Une brume envahissante coiffe le Djurdjura au port toujours majestueux, serti de villages à flanc de montagne où essaimant les crêtes rugueuses, clairsemées de sources d’eau thermo-minérale et gorgées de vallons lovés au pied du massif de toutes les folies. C’est un peu cela le pays de Adrar n Jerjer des «fils de la montagne» rompus aux aléas du «grand froid» et aux pires vicissitudes de la vie dans le dénuement intégral. Un moment de pure magie dans un monde d’ingratitude. Convenons-en : le paradoxe est cruel lorsque tout vient à manquer dans une région aux immenses potentialités léguées par une nature si généreuse.

Ici, au royaume de Lalla Khedidja ou Tamgut (2308 m), il est rappelé à l’envi que ce don du ciel est un paradis oublié des hommes. Le long des «chemins qui montent», qui serpentent le Djurdjura, la beauté féerique des paysages verdoyants cultive le malaise indéfinissable que l’on croit incrusté dans la laideur d’une quotidienneté des privations et des conditions de vie à la limite de la survie.

LA VIE EN COMMUNAUTÉ
Le tout-Djurdjura ne croit pas, cependant, à la fatalité des jours maudits. Il croit davantage à la transhumance pour redonner goût à l’agriculture de montagne qui reste la principale activité économique, consolider l’esprit communautaire et restructurer l’effort de développement local. A Tala N’Tazert (TNT), c’était jour de pèlerinage, ce jeudi 23 août. La «grande fête familiale» est le lieu de communion et de débat sur la vie socio-économique. C’est, outre le rassemblement de tous les membres de la famille revenus pour certains sur les terres des ancêtres (n’est-ce pas Abdelmadjid ?), un espace de réflexion invitant à se pencher sur les aspects dominants de la communauté villageoise. «Atouts et faiblesses de la montagne», développés par le docteur en économie, Dahmani, est un thème majeur qui cible les immenses potentialités laminées par l’inexistence de moyens. Il y a évidemment urgence à repenser le développement d’une région prometteuse par la rationalisation et l’optimisation de ses atouts naturels, l’adéquation avec les besoins sociaux et l’amélioration des infrastructures de base. Mme Oularbi, professeur en tamazight, met le doigt sur un élément vital du mode de vie et de l’organisation sociale qui renoue avec la pratique de la transhumance, «un rituel oublié de la Kabylie». Car, pour essentielle qu’elle soit en milieu démuni et livré à la rigueur d’une nature implacable (la neige éternelle du Djurdjura n’en fait pas moins, parfois, des «sautes» d’humeur de plus d’un mètre dans les villages), la relance des Akdhars (littéralement «les troupeaux») se meut dans la transhumance abandonnée de longue date.
Ce n’est que très récemment que l’idée de la reprise a germé. Entre le 1er et le 5 mai de chaque année, la décision, formulée en assemblée par le comité villageois, structure la marche sur les hauteurs de Iboudrarène des éleveurs en quête de verts pâturages entretenus et gardés par des bergers saisonniers deux mois durant. Pour éviter les grosses chaleurs d’été, des enclos sont érigés. A 7 km de TNT, là-haut sur le col de Tizi N’koulal (1650 m) toisant, à la confluence de Mechdellah (23 km) et de Bouira (42 km) la fameuse «main du juif» à l’auriculaire légèrement décalé, le cheminement des pistes de la transhumance mène à Tamdhucht N’Laz. Soit, traduction oblige, «la source de la faim». A TNT, le recueillement se conçoit en cérémonies festives à fortes incantations culturelles. Cette année, la «poésie kabyle», exposée et débattue par Ali Toudert, est à l’honneur pour entretenir la mémoire historique d’une région riche en apport multidimensionnel. Le couscous est aussi roi pour dire toute la symbolique de la solidarité et la vie en communauté.

L’ENFER AU QUOTIDIEN
Dans les villages perdus de la Kabylie, engoncée dans les vertus cardinales de la résistance stoïque, du don de soi et du compter sur soi, tout est pratiquement à faire pour exorciser les vieux démons de l’enclavement et du dénuement. Le TNT, voué, à l’origine, à être une source de rassemblement des voyageurs et des marchands ambulants, a toujours la soif d’un grand ouvrage hydrique, passablement relayé par les deux sources locales : Tala, comme son nom l’indique, et Am’Doun Azeg Zaou aménagé aux frais de l’APC. L’un des villages-clés de la commune d’Iboudrarène (Aït Eurbah, Tassaft, Aït Ali Ouaharzoune, Ighil N’seda, Bouadnane, Ighil Bouamas, Derna, Aït Ouala), continue de dépendre du problème de gestion d’eau et de la dépendance pénalisante d’une seule source d’approvisionnement menacée à tout moment par les fréquents glissements de terrain. Et, pourtant, à près de 50 à km, le titanesque Taksebt canalise les promesses des lendemains qui chantent pour alléger, un tant soit peu, les souffrances des «chemins qui montent» aux sources élémentaires de la vie de la population estimée à 6.933 âmes (jusqu’à 15 à 20 000 si l’on compte les migrants externes et internes). Les besoins sont faramineux : une scolarité réduite à sa plus simple expression à travers le seul CEM disponible, les cinq écoles primaires (dont ceux de Derna et de Aït Ouala sont fermés «faute d’élèves») et un transport défectueux (deux bus vétustes affectés) gratuitement assuré, la santé publique suspendue aux aléas du centre de soins éventé par un éboulement depuis trois ans, le transport, public et privé, bien à la peine avec l’insuffisance ressentie des lignes affectées (5 sur les 11 inscrites). TNT s’inscrit dans l’urgence déclarée. Les lycées les plus proches sont à Beni Yenni et à Yattafen. Le premier hôpital est à 15 km. Ce qui, en l’état actuel des choses, rend inéluctable la dotation d’une ambulance adaptée et, plus tard, d’un centre des urgences. Ce combat de la vie de tous les jours pèse sur les épaules du maire d’Iboudrarène, Kaci Aïssa Lounès, désabusé et «parti en guerre» contre les dysfonctionnements et la mal vie de ses concitoyens.
Le chômage des jeunes l’inquiète au plus haut point. Si l’agriculture de montagne reste de la plus haute importance, il a un regard rivé sur l’usine d’agrégat remise en service, en 2006, après avoir été abandonnée par Cosider. Mais, il ne décolère pas contre l’ambiguïté et les restrictions du parc du Djurdjura (18.500 ha) qui nécessite une délimitation claire. «Oui à la protection de l’environnement, mais qu’on nous dise où s’arrête le par», s’insurge le maire. Des propriétés privées sont incluses dans le parc. Des vergers sont de ce fait à l’abandon. Que faire ?

LE RÈGNE DES «CHOUADAS»
C’est la terreur de la région. Il compte parmi le fléau number one. Il sévit durement dans les vergers saccagés comme dans les habitations aux toitures en brique démantelées. Il s’invite en intrus dans les salons. Le singe magot est protégé par la loi, au même titre que toutes les autres espèces animales (l’aigle botté, le sanglier, l’hyène rayée, le faucon, le héron cendré et la sittelle kabyle de création récente). Il trône, dès lors, sur son royaume qu’il écrase de ses méfaits barbaresques. Belahcène est propriétaire d’une parcelle de 5 ha, intégrée dans le parc.
Il assiste impuissant à la razzia des singes magots écumant ses cerisiers, ses 85 oliviers, ses pruniers, ses figuiers, ses amandiers… «Tous réduits à néant». Un investissement de 30 à 40 millions de centimes est parti en fumée. «Nous avons vécu deux sortes de terrorisme avec l’ère du singe magot», s’indigne Belahcène qui jure de reprendre les armes pour défendre ses biens et la sécurité de sa famille. «Ils vivent avec nous. Ils sont chez nous et on ne peut rien faire», tempête-t-il, légitimement, avec force gesticulations rageuses.
Le vase déborde du trop-plein de magots ravageurs. Une solution s’impose. Le maire de la commune l’énonce dans le gardiennage du parc qui profiterait aux jeunes chômeurs, par ailleurs, frappés de plein fouet par le «recrutement discriminatoire» accordant la part du lion aux wilayas limitrophes (6 gardiens de TNT contre 80 à Bouira). Mais, une solution quand même pour enrayer le «terrorisme» du magot.
Le Djurdjura brumeux gronde de lassitude et de colère …
L. C.

Source : http://www.horizons-dz.com/rubriques/reportage.htm#1