Un grand merci aux differents sites webs qui ont publié notre appel.
30/05/2007 04:17 par tassaft
Voici les liens des differents sites webs :
http://www.tiwizinet.com/tabid/87/articleType/ArticleView/articleId/83/AZAR-cration-projet.aspx
http://www.tiwizinet.com/Accueil/tabid/53/Default.aspx
http://www.algeronet.com/article.php?id=248
http://www.kabyle.com/+Les-jeunes-de-Tassaft-veulent+.html
http://kabylie.vip-blog.com/vip/categories/18898.html
Sans oublier :
Tannemirt.
| Les écorchures des cœurs en prose : |
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Que nos achewik résonnent,
résonnent ! Ou chewik iwe atheslane Qu’ils libèrent tous ceux qui les entonnent Ayene ithe ni-harkene Des souffrances qui les emprisonnent Achewik iwe athis sah lou athi tan tan athi re nou ajrah boul ath iekfou thil ha ve’sis athi twanfou Thi el hav’se boul athe souf rane |
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Par : Flora
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Les mirages de l’espoir en chants :
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« L’appel à la joie »
O toi, dont j’ai partagé la joie, viens ! Rends-moi la joie que je t’ai donnée Depuis longtemps, depuis trop longtemps Nous étions sur le versant de l’ombre Mais la lune vient d’éclore Déjà, sa clarté nous inonde. » |
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Marguerite Taos Amrouche
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| Chant n°3 du disque Chants berbères de Kabylie I Aubade rituelle, style asvou’rer Primé en 1967 par l’Académie du disque français. |
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La torture de l’âme en « assefru » :
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« Nous voulons habiter notre nom
Vivre ou mourir sur notre terre mère Nous ne voulons pas d’une terre marâtre Et des riches reliefs de ses festins Nous voulons la patrie de nos pères La langue de nos pères La mélodie de nos songes Et de nos chants Sur nos berceaux et sur nos tombes Nous ne voulons plus errer en exil Dans le présent sans mémoire Et sans avenir Ici et maintenant Nous voulons être libres à jamais Sous le soleil, dans le vent, la pluie ou la neige Notre patrie : l’Algérie. » |
Vrirouche est un petit garçon qui a une brebis.
Un jour où il l'emmene paître loin dans la prairie.
Il se mit a pleuvoir et un froid glacial les submerge d'un coup.
Alors Vrirouche dit à sa brebis:
- « Brebis, il faut rentrer à la maison, Vrirouche a tellement froid! »
La brebis répond à Vrirouche: « Je ne rentre pas encore, je n'ai pas assez mangé! »
Vrirouche:
- « Rentre ou j'appelle le chacal! »
La brebis lui répond insolente:
-« Appelle-le ! »
Alors Vrirouche part à la recherche du chacal. Lorsqu'il le trouve, il lui dit:
« Chacal, il faut que tu viennes manger ma brebis, elle ne veut pas rentrer à la maison et moi Vrirouche j'ai froid! »
Le chacal lui répond:
« Je ne vais pas manger ta brebis! Et puis, que m'a-t-elle fait ?
Vrirouche le menace à son tour:
« Viens la manger ou j'apelle le loup! »
Le chacal: « Qu'est ce qui te retient, tu connais la route, va l'appeler! »
Alors Vrirouche part à la recherche du loup. Lorsqu'il le trouve, il lui dit:
« Loup, il faut que tu viennes manger le chacal, il ne veut pas manger ma brebis. Ma brebis ne veut pas rentrer à la maison et moi Vrirouche j'ai froid! »
Le loup lui répond:
« Je ne vais pas manger le chacal! Il ne m'a rien fait!
Vrirouche le menace:
« Viens le manger ou j'apelle le bâton! »
Le loup: « Qu'est ce qui te retient, tu connais la route, va l'appeler! »
Alors Vrirouche part à la recherche du bâton. Lorsqu'il le trouve, il lui dit:
« Bâton, il faut que tu viennes frapper le loup, il ne veut pas manger le chacal. La chacal ne veut pas manger ma brebis. Ma brebis ne veut pas rentrer à la maison et moi Vrirouche j'ai froid! »
Le bâton lui répond:
« Je ne vais pas frapper le loup ! Il ne m'a rien fait!
Vrirouche le menace:
« Viens le frapper ou j'apelle le feu! »
Le bâton: « Qu'est ce qui te retient, tu connais la route, va l'appeler! »
Alors Vrirouche part à la recherche du feu. Lorsqu'il le trouve, il lui dit:
« Feu, il faut que tu viennes brûler le bâton. Il ne veut pas frapper le loup. Le loup ne veut pas manger le chacal. La chacal ne veut pas manger ma brebis. Ma brebis ne veut pas rentrer à la maison et moi Vrirouche j'ai froid! »
Le feu lui répond:
« Je ne vais pas brûler le bâton ! Il ne m'a rien fait!
Vrirouche le menace:
« Viens le frapper ou j'apelle la fontaine! »
Le feu: « Qu'est ce qui te retient, tu connais la route, va l'appeler! »
Alors Vrirouche part à la recherche de la fontaine. Lorsqu'il la trouve, il lui dit:
« Fontaine, il faut que tu viennes éteindre le feu, il refuse de brûler le bâton. Le bâton ne veut pas frapper le loup. Le loup ne veut pas manger le chacal. La chacal ne veut pas manger ma brebis. Ma brebis ne veut pas rentrer à la maison et moi Vrirouche j'ai froid! »
La fontaine lui répond:
« Je ne peux pas éteindre le feu! Elle ne m'a rien fait!
Vrirouche la menace:
« Viens l'éteindre ou j'apelle la vache! »
La fontaine: « Qu'est ce qui te retient, tu connais la route, va l'appeler! »
Alors Vrirouche part à la recherche de la vache. Lorsqu'il la trouve, il lui dit:
« Vache, il faut que tu viennes boire la fontaine, elle ne veut pas éteindre le feu. Le feu refuse de brûler le bâton. Le bâton ne veut pas frapper le loup. Le loup ne veut pas manger le chacal. La chacal ne veut pas manger ma brebis. Ma brebis ne veut pas rentrer à la maison et moi Vrirouche j'ai froid! »
La vache lui répond:
« Je ne peux pas boire la fontaine! Elle ne m'a rien fait!
Vrirouche la menace:
« Viens boire la fontaine ou j'apelle le couteau! »
La vache: « Qu'est ce qui te retient, tu connais la route, va l'appeler! »
Alors Vrirouche part à la recherche du couteau. Lorsqu'il le trouve, il lui dit:
« Couteau, il faut que tu viennes tuer la vache, elle refuse de boire la fontaine. La fontaine ne veut pas éteindre le feu. Le feu refuse de brûler le bâton. Le bâton ne veut pas frapper le loup. Le loup ne veut pas manger le chacal. La chacal ne veut pas manger ma brebis. Ma brebis ne veut pas rentrer à la maison et moi Vrirouche j'ai froid! »
Le couteau lui répond:
« Je ne peux pas tuer la vache! Elle ne m'a rien fait!
Vrirouche le menace:
« Viens tuer la vache ou j'apelle le soufflet du forgeron qui te fera fondre! »
Le couteau: « Qu'est ce qui te retient, tu connais la route, va l'appeler! »
Alors Vrirouche part à la recherche du soufflet du forgeron. Lorsqu'il le trouve, il lui dit:
« Soufflet, il faut que tu viennes faire fondre le conteau, il refuse de tuer la vache. La vache de boire la fontaine. La fontaine ne veut pas éteindre le feu. Le feu refuse de brûler le bâton. Le bâton ne veut pas frapper le loup. Le loup ne veut pas manger le chacal. La chacal ne veut pas manger ma brebis. Ma brebis ne veut pas rentrer à la maison et moi Vrirouche j'ai froid! »
Le soufflet du forgeron lui répond:
« Je ne peux pas faire fondre le couteau! Il ne m'a rien fait!
Vrirouche le menace:
« Viens faire fondre le couteau ou j'apelle la souris! »
Le soufflet du forgeron: « Qu'est ce qui te retient, tu connais la route, va l'appeler! »
Alors Vrirouche part à la recherche de la souris. Lorsqu'il la trouve, il lui dit:
« Souris, il faut que tu viennes grignoter le soufflet du forgeron, il refuse de faire fondre le conteau. Le couteau refuse de tuer la vache. La vache de boire la fontaine. La fontaine ne veut pas éteindre le feu. Le feu refuse de brûler le bâton. Le bâton ne veut pas frapper le loup. Le loup ne veut pas manger le chacal. La chacal ne veut pas manger ma brebis. Ma brebis ne veut pas rentrer à la maison et moi Vrirouche j'ai froid! »
La souris lui répond:
« Je ne peux pas grignoter le soufflet du forgeron! Il ne m'a rien fait!
Vrirouche la menace:
« Viens grignoter le soufflet du forgeron ou j'apelle le chat! »
La souris: « Qu'est ce qui te retient, tu connais la route, va l'appeler! »
Alors Vrirouche part à la recherche du chat. Lorsqu'il le trouve, il lui dit:
« Chat, il faut que tu viennes manger la souris,elle refuse de ...
A peine a-t-il le temps de lui raconter, le chat en entendant souris se mit a crier:
« Tu as dit souris, souris, elle est ou la souris, depuis el temps que je la cherche, ou est elle...
Alors Vrirouche l'emmène avec lui voir la souris.
Mais la souris aperçoit de loin le chat et dit:
« Vrirouche, où est le soufflet du forgeron? »
Alors Vrirouche fait fuir le chat et emmène la souris auprès du soufflet! Le soufflet voyant arriver la souris demande à Vrirouche : « Où est le couteau je vais le faire fondre ? » Vrirouche fait fuir la souris et accompagne le soufflet. Le couteau voyant arriver le soufflet s'écrti: « Vrirouche, viens je vais tuer la vache! ». Vrirouche accompagne le couteau auprès de la vache. La vache voyant arriver le couteau s'ecrit à son tour: « Vrirouche viens je vais boire la fontaine! ». Vrirouche accompagne la vache auprès de la fontaine qui voyant la vache arriver s'écrit: « Vrirouche, viens, je vais éteindre le feu! ». Vrirouche accompagne la fontaine auprès du feu qui voyant arriver la fontaine s'écrit: « Vrirouche, viens, je vais brûler le bâton! ». Vrirouche accompagne le feu auprès du bâton. Le bâton voyons arriver le feu s 'écrti: « Brirouche viens, je vais frapper le loup! ». Vrirouche accompagne le bâton auprès du loup. Le loup voyant arriver le bâton s'écrti: « Vrirouche viens, je vais manger le chacal! » Vrirouche accompagne le loup auprès du chacal. Le chacal voyant arriver le loup s'écrit: « Vrirouche viens, je vais manger ta brebis » Alors Vrirouche va voir sa brebis accompagné du chacal.
A peine la brebis vit-elle le chacal se rapprocher peu à peu d'elle, elle se met à crier:
- « Oh Vrirouche, viens, j'ai fini de manger depuis un long moment. Et depuis je te cherche partout! Allez rentrons à la maison ! »
Histoire traduite du site Imyura.net dans la section Timucuha ( Tamacahutt n Briruc s'ghur W.)



Nous, jeunes du village de Tassaft, résidants pour l’essentiel d’entre nous à l’extérieur du village, voulons apporter notre aide à ceux qui sont dans la nécessité, mais aussi assister nos écoliers dans leurs parcours scolaires, cela en les encourageant et en les motivant davantage pour plus de réussite dans leurs études.
Nous portons à la connaissance de nos concitoyens la création d’un cercle de solidarité « AZAR » qui se veut discret et modeste dans les gestes, mais très déterminé pour persister et concrétiser dans le village la culture de l’entraide, de la solidarité et de la communion, selon le modèle ancestral, ancrée dans nos mœurs et mode de vie.
Pour cela, retenant dans notre cercle plusieurs projets et actions aussi ambitieux que bénéfiques qui intéresserons principalement nos écoliers (notamment les lycéen(e)s dans un premier moment), nous avons décidé d’offrir en guise de récompense pour la réussite au BAC de la session de cette année (juin 2007), un micro ordinateur au futur(e) bachelier(e) qui aura obtenu la meilleure note en cette épreuve (le relevé de note faisant foi).
Petit et modeste geste que l’on veut significatif, car pour nous « Leqraya tafat n’dunnit ».
Bonne chance à toutes et à tous... PS : pour plus d’informations sur le cercle « AZAR » adressez vous à Da Djaffer Ouahioune ou Lounis Ait Ouahioune.
Le Cercle « AZAR ».
BEAU TABLEAU DE Melle BELMEDJBAR SUR LA FEMME KABYLE
Elles nous ont mis au monde, elles ont bravé, chacune à sa manière, la mise au monde d’un enfant que nous étions et de cet adulte que nous devenons…..Elles ont fait une concession à leur vie au détriment de la notre…..Elles ont pleuré quand on a mal, elles riaient quand on sourit d’un berceau ancestrale et elles veillaient des nuits à nous blottir dans leurs bras quand le sommeil de cet que enfant que nous étions n’était pas juste…. Source de l'article : http://www.algeronet.com/article.php?id=246
Elles, ce sont nos mères, celles –la qui nous ont vus grandir tantôt dans l’aise et la joie tantôt dans la peur et l’angoisse d’une vie dure.
Peu importe son origine, sa nationalité, la mère est la même, elle a, la même douleur et la même façon d’espérer, la même peine et le même cœur qui attend, qui espère. Ne dit on pas qu’il n’y a qu’une mère qui peut comprendre son fils ? Mais si on renverse la question, ce fils a t- il compris un jour sa mère ?
A-t on compris une fois sa maman ? De sa douleur, de sa fatigue de ses peines, certes qui différent d’une mère à une autre mais en général, toutes les mamans sont très attentives à leurs enfants, mais certaines mères le sont beaucoups, beaucoups plus que les autres. On les appelle des "mères poules" car elles "couvent" leurs enfants, elles veulent les protéger de tout, les garder "sous leurs ailes". Mais les enfants une fois grandis, deviennent adultes ne peuvent mesurer tout cette ébauche d’énergie déversée pour lui, toute cette attention prise dans le temps de son inconscience…..Aujourd’hui, ils ne peuvent même comprendre ni à pouvoir rendre la monnaie de sa pièce au contraire on en remarque un revers de médaille qui atteint le point de non retour ,celui de fuir celle qui l’a enfanté et des fois atteindre son intégrité en la battant et combien de cas ont été déclares ça et la,,,,,et la mère mérite –elle cette récompense ? D’aucuns se disent qu’avec le temps, l’enfant grandit et adopte un autre comportement et quand il devient adulte, il est pris par d’autres responsabilité…..mais ceci n’est qu’une simple vision parce que réellement, le respect d’autrui n’a pas d’age alors quand il s’agit d’une mère, il est évident quand on a pas besoin d’un schéma pour comprendre qu’elle fait partie de nous, même si au pire des cas, on ne se rend pas compte….et quelque part ,la mère est le pilier d’une famille que même si sa progéniture va ça et la ,elle en demeure toujours une adresse morale puisque c’est à elle qu’on en se confie quand on a mal et c’est elle qui se peine de notre douleur plus que nous…..Aujourd’hui ce serment sacre se veut détourné comme un fleuve qu’on a jamais connu . On assiste à des moments les plus maussades ô ! combien douloureux de la voir pleurer dans un temps ou elle se sent seule….il serait difficile de décrire ce moment mais il ne serait jamais difficile de le comprendre et le comprendre c’est rendre au moins un petit hommage à celle qui nous a fait des ailes ,à celle, qui est, toute sa vie de nos cotes, à celle qui ne sent sa joie que dans celle de son fils…à celle qui toute notre vie, on ne pourra jamais rendre, en entier, tout le bien dont elle s’est débattu pour nous. .celle-la s’appelle une mère… celle-la dont on a pas une autre de rechange…
Par M.Z.
Aït-Daoud, village de la commune de Yattafène en Kabylie (Algérie), peuplé d'environ 3500 habitants, situé à environ 50 km au sud de Tizi-Ouzou et qui niche sur une colline à 800m d'altitude juste au pied du Djurdjura.
Ait-Daoud veut dire "Fils de David" en kabyle; "David" est le nom du premier habitant du village, frère de "Saada" qui a donné naissance au deuxième village de la commune de Yattafène, en l'occurrence Ait-Saada.
- Connu pour ses nombreux et valeureux martyrs de la guerre de révolution (1954-1962).
- Une école primaire qui a été classée meilleure école de la wilaya de Tizi-Ouzou en 1995-96) et selectionnée également en remportant un concours organisé par la wilaya, sur la meilleure enquête scolaire des établissements et plusieurs fois selectionnée meilleur établissement de sa daira.
Cette ecole est relevée au rang des écoles pilotes par l'UNICEF bénificiant ainsi d'un programme priviligié.
- "Tamusni" qui est une association culturelle et scientifique, l'une des plus actives associations de la Wilaya.
Cette association a su dynamisé la région par les multiples activités qu'elle organise, des activités culturelles, scientifiques et sportives et au même temps elle organise des cours de soutien aux élèves préparant les examens finaux (6ième, BEF et BAC).
- Une fontaine dite "Thala M'loulen", son nom veut dire "La fontaine Blanche" en kabyle.
Devenue une vraie destination touristique locale de la région, cette fontaine possède ses mystères qui en font sa différence.
En effet, la fontaine est dite blanche parce qu'elle est au sommet d'un grand rocher blanc bien encastré dans un formidable décor naturel, entouré par de très grands arbres et des colines avec une vue impressionnante et surréaliste.
Sa rareté fait son charme, la fontaine dégage une eau très chaude et naturelle et ne coule qu'une fois tous les trois ans en moyenne, au cours de la meilleure saison de la région: le printemps.
Source : http://www.la-kabylie.com/kabylie/villages/ait-daoud/ait-daoud.html
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Réserve naturelle et lieu d’authenticité Djerdjer vogue dans les cieux, (Poème de Ben Mohamed chanté par Nouara)
Dans son roman ‘’La Terre et le sang’’, Mouloud Feraoun décrit cette crête comme un ‘’squelette de dinosaure’’. Ce tableau est particulièrement vrai quand on l’observe à partir des versants sud. La queue de ce ‘’reptile’’ serait la ligne allant en pente douce de Tizi Larbaâ à Tizi n’Djaâboub, ses ‘’vertèbres dorsales et lombaires’’ seraient les massifs de Haïzer et Lalla Khedidja, et sa tête se situerait à Azerou n-T’hor orientée vers le nord. Signe de la pureté et de la vaillance, des immaculées origines et de l’inviolabilité de l’historique intimité, la montagne signifie pour ses habitants la dignité et l’honneur préservés. ‘’Qui veut d’honneur se vêtir, qu’il monte à la montagne et mange le gland à cupule’’, recommande le chanteur Idir. Avant le grand réveil du Printemps berbère de 1980, le poète Aït Menguellet rêvait de ce sursaut salvateur en disant dans sa chanson Aâttar : ‘’J’ai rêvé, comme ce fut vrai, que j’ai assisté au réveil de la montagne’’. Pour les exilés, elle constitue un lien et un cloison en même temps qui s’interpose entre le lieu d’exil et le pays natal. C’est Jean Amrouche qui hèle les montagnes dans ses ‘’Chants berbères de Kabylie’’ : ‘’Éboulez-vous montagnes Un écosystème particulier Un ancien technicien autrichien, Mustapha Muller, ami de la Révolution algérienne qui a longtemps exercé dans l’activité des parcs en Algérie, témoigne : ‘’Très rapidement après 1962, et avec tous les problèmes qu’il y avait, l’Algérie pensait à la création de ces parcs nationaux. Un des premiers accords que la jeune république avait conclus avec la Bulgarie était précisément un accord sur l’élaboration d’un pré-projet de recréation du Parc National du Djurdjura. 1983 était l’année de la légalisation de ces activités avec la promulgation du décret présidentiel portant ‘’statut-type des parcs nationaux’’. (…) Je vois le parc du Djurdjura en premier lieu dans un sens de préservation d’un ensemble d’écosystèmes extrêmement précieux qu’il faut ouvrir aux scientifiques et à un tourisme-nature. Pas n’importe quel tourisme. On ne va pas dans un parc qui a une faune et une flore rares pour se ‘’défouler’’ ! Certains parcs, comme le Djurdjura, pourront devenir des sources en devises fortes grâce à une clientèle étrangère qui viendrait voir, et en deux heures d’avion de l’Europe, une faune surprenante et en liberté’’. La mission dévolue aux parcs nationaux se répartit en plusieurs actions, à savoir la préservation de la flore et de la faune et de leurs biotopes, la conservation des sites archéologiques, spéléologiques et géomorphologiques et le développement des activités de recherche scientifique et de vulgarisation. A cela s’ajoute les activités de développement rural particulièrement à la périphérie des zones délimitées puisque la majorité d’entre elles sont fortement habitées hormis le Hoggar- Tassili. L’Algérie, signataire des textes relatifs à la biodiversité, compte 3.200 espèces botaniques dont 640 sont menacées de disparition comme le cyprès du Tassili, le sapin de Numidie et le pin noir. Une dorsale du pays kabyle Cependant, la chaîne du Djurdjura va un peu plus loin en pénétrant dans le massif de l’Akfadou, dans la wilaya de Béjaïa. Des techniciens et professionnels du domaine ont toujours rêvé de créer un autre parc dans la forêt de l’Akfadou, qui aurait un pied à Tizi et un autre à Bgayet, en raison de l’existence d’un autre écosystème strictement forestier et proche de la mer. Ce vaste territoire appartient à deux grands bassins versants : la Soummam qui rejoint la mer au niveau de la ville de Bejaia et le Sebaou qui termine sa course à Tagdemt, à quelques encablures de la ville de Dellys. Le relief du Djurdjura est l’un des plus accidentés et des plus abrupts de l’Algérie. Les dépressions creusées à sa périphérie atteignent de très basses altitudes (300 à 400 m à Ouacifs, Ouadhias et M’chedellah), alors que les sommets de la chaîne caracolent à 2123 m (La Dent du Lion à Haïzer) et même à 2308 m (Lalla Khedidja). Ce qui le distingue notablement de l’Aurès ou du massif de Ouled Naïl où les reliefs les plus bas sont situés à 900 m, voire 1000 m d’altitude. Les eaux infiltrées dans la masse calcaire se rassemblent en véritables cours d’eau souterrains qui creusent leur lit comme le feraient des rivières superficielles. Une curiosité topographique et esthétique est perchée entre la station de Tikjda et la réserve de Tala Guilef. Nous sommes à 1720 m d’altitude au sommet d’une crête qui n’en est pas une, et pour cause ! Une vaste étendue d’eau dépassant las dimensions d’un stade de football chevauche entre les wilayas de Bouira et Tizi Ouzou. Il s’agit du fameux Lac Goulmim (Tamda Ugalmim) qui ne voit disparaître ses dernières congères qu’au mois de juillet. Le lac naturel ne possède qu’une seule ouverture, celle débouchant sur le talweg appelé Assif Assouki l’Hennouts qui descend vers Ath R’gane et Agouni Gueghrane, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Le cèdre et le singe magot : témoins millénaires La première étude qui lui est consacrée est une thèse d’ingéniorat d’État soutenue par M. Bouzid Chalabi en 1980. Il y montre la rareté et la fragilité de cette espèce. En effet, dans son gîte actuel à Tigounatine, il ne resterait que 12 sujets de pin noir. Sur les chemins de l’Akfadou A quelques kilomètres du Col en direction du nord, l’aiguille d’Azrou n’Thor prend l’aspect d’un ‘’hublot’’ à partir duquel il est loisible de contempler à volonté les dépressions des deux vallées : la Soummam et le Sebaou, à l’orée du massif de l’Akfadou qui commence à quelques encablures d’ici. Nous sommes à Tala Selgou, une source fraîche et abondante située au milieu d’une pelouse alpine au pied d’Azrou n’Thor. La montée du piton de la montagne n’est pas très difficile. Pendant la fête d’Azrou n’Thor, les populations des villages voisins répartis sur les trois wilayas sont invitées aux cérémonies et aux agapes organisées à tour de rôle par l’un des trois villages cités plus haut. Sur la ligne de faîte d’Azrou n’Ath Ziki qui sépare la wilaya de Tizi Ouzou de la wilaya de Béjaïa, l’observateur est embarrassé par la multiplicité des paysages bariolés, des villages étagés en terrasses et des hameaux regroupés en pâtés de maisons. Où tourner le regard ? Vers Haouara, Ath Salah, Takoucht, Agouni n’Teslit ? Vers le sud pour admirer Sid Ahmed Ousaïd, Timilouin, Issouane et El Matène ? Tizi n’Tirourda ou les trois dimensions Après avoir franchi deux petits tunnels situés respectivement à 1280m et 1320m, le chemin monte à la merveilleuse source de Vili qui laisse couler une eau fraîche et cristalline le long d’une conduite et qui retombe dans une vasque en béton dans laquelle s’abreuvent les vaches et les bœufs transhumant dans les alpages voisins. Un kilomètre et demi plus loin, une piste prend naissance sur la droite ; c’est la fameuse piste du génie militaire qui passe derrière le sommet d’Azrou n’Tidjer et la grotte du Macchabée et s’enfonce dans la ténébreuse forêts des At Ouabane, au pied d’Azrou Madène. Plus loin, elle assure la jonction entre Vili et le col de Tizi n’Kouilal. A l’approche du col, un vent persistant et glacial vous enveloppe malgré le soleil suspendu sur votre tête. Jusqu’au mois de juin, le soleil n’est d’aucun secours sur ses altitudes. Sur l’exact passage de montagne, le vent est à son apogée. Des troupeaux de bovins traversent la route. Le berger qui les conduit- cas très rare dans les alpages- nous apprend qu’il venait d’At Ouabane. Pour toute provision, il portait une besace pendue à son flanc gauche, dans laquelle il a certainement mis son déjeuner, et un petit poste cassette duquel sort la voix rocailleuse de Matoub. Une piste prend à gauche à partir du col de Tirourda et suit rigoureusement la ligne de crête jusqu’à Tizi Ichelladhen qui fait communiquer la wilaya de Tizi Ouzou avec la wilaya de Bgayet. En cours de route, le visiteur peut admirer le socle supérieur d’Azrou-nT’hor, les pelouse et les petits marécages de montagne au niveau de la magnifique source de tala Selgou. Un peu plus bas, une plaque nous apprend que nous sommes en plein Parc du Djurdjura et que la chasse et le dépôt d’ordure sont interdits. Après le grand lacet de route qui descend sur Aghbalou, nous arrivons à la source appelée bizarrement Aïn Zebda, un nom un tantinet excentrique sur de telles hauteurs. Cette source constitue un petit relais en germe. Outre l’eau fraîche et abondante qu’elle assure, l’endroit est le lieu de halte de plusieurs automobilistes et camionneurs pour déjeuner dans une gargote, acheter les fruits de saison et, pour les amateurs de Bacchus, s’approvisionner en liqueurs ou en boire sur place. Une animation conviviale habite ce lieu paradisiaque où l’eau fraîche et la nature sauvage se conjuguent avec la bonne humeur. Tout près de nous, nous admirons les Beni Ouamer avec Iguer Gouslène, Aït Yahia, Tinesouine, Taddart Gouadda et Tahammamt. Un peu plus loin à l’horizon, se dessinent les villages de Taghalat, Lamsallah, Orthène, Aïacha, Fdila et Taboudake. Le col de Tirourda demeure un lieu mythique de par sa position excentrée par rapport aux principaux villages de la région, ce qui faisait de lui un lieu redouté par les voyageurs qui devaient faire face aux bandits de grands chemins qui, non seulement dévalisaient leurs victimes, mais elles les tuaient même. Les Igawawen qui faisaient le métier de colporteurs (vendeurs d’épices ambulants) et qui se rendaient dans la région de Bordj Bou Arréridj, Bouandas, Amizour ou El Kseur voyageaient souvent en groupes pour parer à toute éventualité ou mauvaise surprise. " - Faites attention quand vous abordez le Col Il y neige abondamment Lieu d’une beauté splendide à la valeur touristique établie, aucun intérêt n’est jusqu’à présent manifesté par les pouvoirs publics à son endroit. Et pourtant, de par le passé, des touristes occidentaux avaient l’habitude d’inscrire dans leurs agendas l’itinéraire Larbaâ Nat Iraten, Aïn El Hammam, le col de Tirourda, Takerboust… Ighil Ali avec L’qelaâ n’At Abbas. Haïzer : quels horizons pour un village de piémont En empruntant la RN 33, l’on a en face de nous la muraille du Djurdjura dans sa portion la plus massive et la plus redressée. Les deux crêtes de Tajgagalt et Adrar n’Haïzer, délimitées par la Dent du Lion (une aiguille de 2123 m d’altitude), dominent la plaine de Oued Tessala et les plateaux forestiers de Tikboucht et d’Ighil Medjbeur. Le Haut-Haïzer, à l’image de Aïn Alouane était un no man’s land au milieu des années 1990. L’activité terroriste s’étendait jusqu’aux hauteurs de la circonscription de M’chedellah (Tizi n’Kouilal). Les bois et les bosquets sur la route qui mène vers Tikjda reçoivent de nouveau des visiteurs en groupes d’amis ou en familles. Pour peu que les pouvoirs publics tracent une politique claire et rationnelle en la matière et que la société civile et les professionnels du tourisme soient plus entreprenants, les villages de Tessala, Merkala, Izemourène, Tanagout,… etc. pourront devenir des villages alpins où, à l’harmonie et à la beauté de la nature, s’ajouteront de réelles perspectives de travail, d’investissement et de bien-être social. Les murailles d’Azrou n’Tidjer et la Grotte du Macchabée La direction sud-ouest du regard tombe immanquablement sur la façade d’Azrou n’Tidjer, une muraille dressée au-dessus du cours de l’Oued Djemaâ, principal affluent de l’Oued Aïssi. La façade porte, comme des grains de beauté, deux petits cercles buissonnants accrochés à angle droit. Il faut alors se résoudre à ce voyage qui peut prendre 20 à 30 minutes en voiture sur la RN 15 jusqu’au carrefour de Tizi Ldjamaâ. De là, on bifurque à droite pour parvenir, au bout d’environ un kilomètre, à un grand sentier qui chemine sensiblement au pied de la grande muraille. Après une escalade qui aura duré en moyenne une demi-heure, l’on aborde une petite plate-forme située en avant de la porte d’entrée. Nous sommes à 1472 m d’altitude sous le géant portique qui annonce qui annonce l’entrée de la grotte, une entrée haute de pas de cinq mètres. Un chemin large et rocailleux pénètre dans les profondeurs ténébreuses. Ses parois sont marquées de flèches à la peinture pour indiquer la direction à suivre pour arriver au macchabée qui gît au fond de la grotte. A fil du temps, de mauvais plaisantins ont multiplié les flèches jusqu’à faire perdre son chemin au visiteur profane. L’architecture des stalactites et stalagmites est d’un spectacle saisissant. De longs et effilés appendices rocheux pendent du toit de la grotte en laissant tomber des gouttes d’eau fraîche avec un rythme de métronome. Des vasques et marmites ciselées par le travail inexorable de l’érosion qui a duré des millions d’années ornent le parterre rocailleux. Un silence religieux règne dans le ‘’hall’’. Un simple soupir ou une légère toux du spéléologue amateur sont amplifiées d’une mystérieuse façon en échos saccadés et qui s’éteignent graduellement à la porte d’entrée. En s’approchant nettement de la cloison pierreuse, on s’aperçoit subitement et comme par enchantement qu’un halo de lumière recouvre l’autre compartiment en avant auquel on n’a pas pu encore accéder. C’est une menue brèche oblongue dans le sens horizontal qui donne accès à cette zone pénétrée par la lumière du jour. La surprise est de taille et la curiosité s’aiguise d’une façon irrépressible. D’où peut provenir la lumière du jour ? Les boyaux de la grotte transpercent-ils le roc de la montagne au point de donner sur l’autre versant ? Le mystère reste complet tant que l’on n’a pas gagné le compartiment tant convoité. Et comment faudra-t-il s’y prendre ? Quelques dizaines de mètres plus loin, on tombe droit devant un grillage de fil métallique recouvrant un cadavre à moitié dépecé. Un cadavre qui garde l’essentiel de sa peau mais à qui on a volé une partie des membres. Le froid permanent de la grotte a, en quelque sorte ‘’momifié’’ le macchabée. A la sortie de la grotte où l’on regarde de face le panorama qui s’ouvre sur l’Oued Djemaâ, on est pris d’un vertige au sens propre du mot. Peu de visiteurs pourraient soutenir un tel exercice d’équilibre où l’on a l’impression que l’on regarde à partir du toit d’un avion ! Tizi Oumalou, Ichellibène, Aourir Ouzemmour, Akaouadj, Aït Mislayène, Aït Laâziz, Aït Khelifa, sont autant de villages qui sertissent les collines et les buttes, les vallons et dépressions des aârchs d’Abi Youcef et Akbil . Au pied d’Azrou n’Tidjer, prend naissance une source limpide et glacée qui déverse ses eaux dans Oued Djemaâ. Ce dernier alimente à son tour le nouveau barrage de Taksebt, dans la banlieue de Tizi Ouzou. La féerie de Tamda Ugelmim Situé à califourchon entre la wilaya de Bouira et la wilaya de Tizi Ouzou, ce monument de la nature appartient réellement au bassin versant d’Assif Assouki , qui passe en contrebas d’Agouni Gueghrane. Il trône à 1660 m d’altitude avec une cuvette d’environ quatre hectares. C’est une dépression limitée par trois sommets assis sur des lignes de partage des eaux :Tizi n’Cennad, à l’est (1950 m), Tizi Taboualt, à l’ouest (1900 m) et Tizi Goulmim, au sud (2000 m). Le pèlerinage et les randonnées commencent généralement au début de l’été lorsque les grosses congères auront fondu. Il ne reste alors que de petits amas de neige lovés dans les recoins et les échancrures du site. Pour s’y rendre, les jeunes d’Aït El Mansour, Aït Djamaâ, Aït Khalfa, Ibadissen,…doivent emprunter des chemins pédestres, montueux, cahoteux et éreintants. C’est une petite partie d’alpinisme avant d’accéder à la plaine sacrée de la haute montagne qui nous hèle à partir de son balcon perché à presque 1700 m d’altitude.
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