Kabylie
18/03/2007 18:38 par tassaft
| Avec le début de la fin de l’activité terroriste dans ce massif, tout porte à croire que les affluences d’antan vers cet important territoire vont ressurgir.
Tout le monde est unanime aujourd’hui à affirmer sans réticence aucune que les cimes de ces fabuleuses montagnes du Djurdjura sont parmi les plus beaux endroits de tout le continent. Et s’il y a précisément un site touristique à promouvoir rationnellement, c’est incontestablement ce féérique massif qui cintre toute la Grande Kabylie. Il faudrait rappeler, à qui l’aurait peut-être oublié, que l’Unesco a reconnu ce parc en 1997 en l’incluant dans son programme sur l’homme et la biosphère. C’est ainsi qu’il fut inclus également dans le réseau mondial des réserves de la biosphère. Cette distinction facilitera toute éventuelle coopération et échanges internationaux. Il convient de signaler qu’un remarquable travail a été effectué depuis des années au niveau de ce majestueux parc. Avec le début de la fin de l’activité terroriste dans ce massif, tout porte à croire que les affluences d’antan vers cet important territoire vont ressurgir. Jadis, la réserve accueillait des dizaines de milliers de visiteurs parmi lesquels on trouvait les amateurs de la spéléologie, de l’alpinisme, du ski, du camping, des randonnées et de la photographie. En matière de faune et de flore, un titanesque travail de sauvegarde et de protection a été entamé depuis le début des années 80. D’ailleurs, c’est en 1983 que ce parc fut enregistré dans le cadre du droit algérien portant protection de 600 variétés végétales et plus de 100 espèces d’oiseaux, comme par exemple l’aigle royal, le vautour, le gypaète. Cette faune est également riche par sa diversité. Non seulement on rencontre ce beau singe Magot, mais encore plusieurs rares animaux qu’on aurait aperçu sur les deux versants de cet inouï Djurdjura. Sur le chapitre du tourisme, plusieurs types doivent être développés dans ce riche massif montagneux : du tourisme d’hiver à celui scientifique, en passant par le tourisme général. Il est temps pour les pouvoirs publics mais aussi pour les investisseurs de s’y mettre pour redorer le blason de cet endroit magnifique par l’implantation d’infrastructures touristiques tels que les hôtels, stations de ski, réseaux routiers... L’implantation de poles touristiques apportera à coup sûr des richesses et créera de l’emploi. En somme, il est grand temps de reconsidérer le Djurdjura pour que Tala Guilef (Boghni), Tabourth, El Ainser (Assi Youcef), la main du Juif, (Ouacifs) et un tas d’autres endroits paradisiaques ne soient que de vulgaires appellations. Sinon, ce serait un incommensurable gâchis. Au fait, ne dit-on pas : “Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !” |
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par Idir Lounès |
| La Dépêche de Kabylie 25/01/2007 |
| C’est là aussi où Ali Laimèche est décédé en 1946. “Aït Ahmed a été arrêté dans ce village, après son insurrection contre le régime en place. Chikh Amokrane, un homme mythique et un bohème de la trompe de Si Mohand U M’hand, est issu de ce village”, nous racontent les gens de ce même village.
Beaucoup de villages de Kabylie sauvegardent avec soin les us et le mode d’organisation de la vie dans la cité. Parmi eux, le village Aït Zellal dans la commune de Souamaâ. Une virée courte dans ce village nous a permis de découvrir ce mode architectural particulier, mais aussi la mobilisation admirable des habitants de cette cité pour mettre en application un système d’organisation et de gestion dont tout le monde semble tirer satisfaction. Nous avons été accueillis par les membres du comité de village, dont le président. Sur la placette principale se trouve un café maure. A l’intérieur, les vieux s’adonnent à des parties de dominos. Des adolescents ont les yeux braqués sur les téléviseurs, suivant avec un vif intérêt un match que jouait la JSK. La cacophonie ne semble déranger personne, chacun s’adonne à sa passion sans sentir que l’autre le dérange. La rue principale qui se trouve au pied du village porte la plaque du chahid Boudjemaâ, premier martyr de la longue liste que ce village a enregistrée durant la guerre contre les Français. C’est rare de trouver dans ce village une ruelle baptisé ou portant un nom officiel. Aït Zellal ressemble à une cité bien encadrée, comparable à celles qu’on a connues il y a plusieurs siècles. On a appris à ne pas compter sur l’Etat, mais sur soi-même. Le président du comité nous explique que l’importante partie du village se trouve en haut. En sa compagnie, nous avons parcouru plusieurs ruelles. Le président est très estimé et sollicité. Il joue, à vrai dire, le rôle de maire du village. On le salue, on l’interpelle pour lui demander des explications, lui exposer des problèmes... etc. Il prend note et explique, chaque fois : la courtoisie et la fraternité coulent à flot entre les habitants et leur président. Avant de pénétrer au cœur du vieux quartier du village, on a eu à traverser le hall de l’ancienne mosquée ou tajmaât, lieu de rassemblement des villageois. Un décor formidable s’offre à nos yeux : d’interminables ruelles étroites ressemblant à celles d’une Casbah ; un étranger peut facilement s’égarer dans ce plan qui ressemble à un labyrinthe. Des groupes de vieilles assises à même le sol, s’adonnent à des palabres, tandis que les enfants s’adonnent à des parties de jeux à travers les ruelles. La politesse coule aussi à flot dans les cœurs des gens. On se salue indéfiniment. La plupart des habitants que nous avons rencontrés croyaient que nous sommes des agents de l’administration, soit de l’hydraulique, de l’APC, de Sonelgaz, etc. Il faudra à chaque fois, pour le président, expliquer que nous sommes de la presse. Selon les délégués, le village compte près de 6 000 habitants. En dépit d’un mode d’organisation très efficace, la cité souffre de multiples problèmes, à l’exemple de l’épineux problème de l’eau que les délégués ne cessent d’exposer aux autorités. Nos guides nous expliquent que le comité est doté de moyens. Le ramassage des ordures se fait par le village, des employés exercent d’une façon permanente. Il sont pris en charge par les caisses de la cité. Le village aussi ne souffre pas des maux dont sont victimes d’autres, à l’exemple des fléaux de drogue, d’alcool ou de vol. Il est vrai, à l’extérieur l’insécurité sévit comme c’est le cas partout ailleurs en Kabylie ; mais dès qu’on rentre au village les choses changent considérablement. Sur le plan historique, la cité compte parmi l’un des refuges les plus sûrs durant la révolution nationale. On compte un nombre de plus de 150 martyrs. “L’armée française a brûlé vif huit femmes et trois hommes pour avoir refusé de dire que l’Algérie est française”, nous raconte un délégué. C’est là aussi où Ali Laimèche est décédé en 1946. “Aït Ahmed a été arrêté dans ce village, après son insurrection contre le régime en place. Chikh Amokrane, un homme mythique et un bohème de la trompe de Si Mohand U M’hand, est issu de ce village”, nous racontent les gens de ce même village. Evidemment, Aït Zellal, un village typique de Kabylie, ne peut être décrit à travers ces quelques phrases. Il est une cité qui bouge, qui veut avancer, tout en gardant racine avec le mode de vie d’autrefois. Avant de se séparer de nous, les habitants nous lancent une autre invitation pour assister à la grandiose fête de l’Achoura qu’il compte célébrer le premier de ce mois de février. |
| par Mourad Hammami |
Ay a frux ifirelles
A k-cegaagh awi-d tsbut
Aali di tignaw ghewwes
Awi-yi-d lexbar n tmurt
Abrid-ik yedhar' iban
Deg-genni iqerb umecwar'
Ghar Sidi Abd Rrahman
A lwali i yqublen labhar
In-as i bab n lber'han
Aql-agh di lghwerba nent?ar
Sellem ghef leh'bab akken llan
Am-massa ncallah ar nemzar'
Aali di tignaw rehh'el
S yenna truh'ed' qbala
Ar tmurt n leqbayel
Zuri-ts-id akkw s ljemla
Idurar akkw d sswah'el
Laazayeb tuddar lexla
Sellem ghef wid-enni nh'emmal
Yal yiwen anda yella
Zwir si Draa Lmizan
Hewess kra yellan d lhuma-s
At-tadid ghef izemran
Tiniri t-tghuzza wmecras
At-tefghed s Agwni G-geghran
Lhara-nnagh rrzu fell-as
Sellem ghef lehbab akan llan
Ghass at-tensed din yibbwass
Kemmel s adrar n Jrejra
Naaqal aali d asawen
S yenna truhed qbala merr?a
At Wasif d Icerridan
Ath michli d Tizi N Criaa
Akken I d-mqabalen
Sellam ghef lehbab merra
D ssadatt Igawawen
Dil akinna gher Mayu
Ah Yala d Bni Mensur
Tazmalt At Abbas Aqbu
Sidi ?ic Wad Amizur
Hader win i t-ttajjad cfu
Zuri-ten akkw yelha ttfakur
S-yen gher Bgayet jbu
Guraya ig-g?ussen lebhur
S-yenna dil-ed s Ibehriyen
Rrif rrif n lebhar
Dehm-ed Tamgut Alayen
Azazga d Bni Ijjar
Meklaa d Ath Yiraten
Gher At Yani iqerb umcwar
Sellem akkw ghef yehbiban
Tzured?Ccix Muh Ulmexttar
S-yen zegr-ed s Iwadiyen
Ghur-ek a-k-aarqen iberdan
At Aaysi akkw d Ihesnawen
Akkw d Wakal Aberkan
Tizi Wezzu d Balwa aalayen
Wagennun akkw d ljiran
S-yenna dehm-ed s Iflissan
Awi-yi-d lexbar yellan.
Da Slimane Azem
source : http://www.slimane-azem.com/forum/viewtopic.php?t=68
Azul Fell-awen ,
Saramegh-awen asegwas ameggaz i kwenwi d twaculin-nnwen, d widak akw i th’emlem.
Je vous souhaite une bonne année à vous, à vos familles et à tous ceux que vous aimez.
Arezki Ait-Ouahioune .
PS : merci à Gana Ouahioune pour la photo .
| Yennayer dans la tradition |
| LA NOUVELLE REPUBLIQUE 11/01/2007 |
| On n’a pas le droit de gommer ce qui nous a toujours appartenu comme partie intégrante de notre patrimoine culturel et moral légué par nos aïeux. C’est le mois berbère de Yennayer qui frappe à nos portes avec son rituel, ses récits légendaires et son chapelet de souvenirs. Aussi, nous avons le devoir de l’accueillir, comme chaque année et à la manière de nos ancêtres avec la même ferveur, le même recueillement et tout le cérémonial habituel.
Un mois vécu dans la ferveur et le souvenir Inévitablement, lorsqu’on revit un Yennayer, des chapelets de souvenirs nous reviennent avec des indicateurs d’appartenance à un ensemble géoculturel. Les nombreuses légendes émaillées pour la plupart de croyances superstitieuses et qui nous ont été rapportées de bouche à oreille, depuis les origines, situent bien le début de Yennayer dans le temps. Ceux qui ont eu la chance de vivre intensément les nuits de Yennayer parlent de souvenirs, de repas pris à même le bol autour d’un grand feu de cheminée. Au menu, il y avait toujours le couscous garni de viande d’un coq de ferme. Ils se rappellent bien aussi des bûches de bois que l’on tisonne pour maintenir les flammes et les braises flamboyantes. On raconte, par exemple qu’à l’occasion du nouvel an, un vieil homme est allé à la chasse pour rapporter de quoi garnir le repas de la veillée de Yennayer, prévue pour le lendemain. Le pauvre aïeul était parti au milieu de la journée, avait parcouru tous les endroits giboyeux, mais le gibier avait disparu, il pleuvait abondamment et le temps était glacial. Des pratiques et rites régionaux pour fêter Yennayer Dans certaines régions d’Algérie, on a recommandé aux arboriculteurs de ne commencer le ramassage des olives qu’à yennayer. |
| par Boumediene A. |
Depuis plus de 20 ans, Yazid Bekka répond à un devoir de mémoire en photographiant le pays de son enfance : les paysages, les villes, les objets, et surtout les hommes, les femmes, les enfants, saisis dans leurs activités quotidiennes, dans les moments de fête ou dans l'intimité familiale. Il nous fait pénétrer ici dans l'âme de la Kabylie, une âme que depuis toujours les poètes ont cherché à saisir. Leurs plus belles pages sont dès lors conviées à dialoguer avec les photographies. Et ainsi textes et images collaborent pour brosser le portrait d'une Kabylie belle et rebelle.
Textes en édition bilingue (français-kabyle) de Si Mohand ou Mhand, Cheik Mohand, Jean Amrouche, Tahar Djaout, Slimane Azem, Lounès Matoub, . traduits et présentés par Yalla Seddiki.
Beau livre relié de photos de Yazid Bekka et de textes en édition bilingue (français-kabyle), traduits par Yalla Sediki.
Livre disponible à l'Acb *au prix de 40 ?
"Kabylie, belle et rebelle"
2006, 160 p., Edition Non lieu
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*Association de culture berbère (ACB)
37bis rue des Maronites - 75020 - Paris
Tel : 01 43 58 23 25
Fax : 01 43 58 49 75
Mail : acb@noos.fr
Site : http://www.acbparis.org/
À l'occasion du temps des fêtes,
rien n'est plus agréable
que de festoyer avec ceux qu'on aime.
Beaucoup de bonheur, de douceur et de sérénité
pour la Nouvelle Année,
ainsi que la réalisation des projets les plus chers!
Par : Arezki Ait-Ouahioune (Montréal)